Journaliste économique à la Libre Belgique, Ariane van Caloen de Basseghem, nous divulgue les secrets d’une carrière de reporter de plus de 35 ans !

Tu es journaliste économique à la Libre Belgique.
Décris-nous ton parcours ?

Journaliste au service économique de La Libre Belgique, j’ai commencé ma carrière de journaliste il y a 35 ans.
Après mes études secondaires à la Vierge Fidèle et ma licence en sciences économiques pures à l’UCL (1986), j’ai effectué un stage non rémunéré au « Pourquoi pas ? », hebdomadaire politique bien connu à l’époque et disparu en 1989. Ce stage fut un moment clef dans ma carrière : il m’a permis de mettre le pied à l’étrier, de découvrir le monde des libres penseurs et l’importance d’exercer son esprit critique. Après avoir travaillé un an et demi à l’Echo de la Bourse comme journaliste financière, j’ai rejoint, en 1988, le service économique de La Libre Belgique où je travaille depuis lors, avec une interruption de 2014 à 2016 comme Porte-parole de la ministre fédérale de l’Energie Marie Christine Marghem (MR).

Pourquoi as-tu choisi ce métier ? Quelle fut ta motivation ?

Je me suis toujours intéressée à la vie des gens. Toute jeune, j’aimais aller à la rencontre des autres pour leur demander de me raconter leur vie, leur histoire. Ce qui m’a valu le qualificatif de « Allo, j’écoute » chez les Guides !
Mon entourage familial, impressionné par ma détermination, avait toutefois quelques craintes sur la qualité des études proposées à l’époque pour devenir journaliste ; c’est pourquoi j’ai fait « sciences éco », des études considérées à leurs yeux comme plus sérieuses et plus sûres pour trouver du travail.

Y a-t-il un profil type pour devenir journaliste ?
Quelles qualités personnelles et compétences ce métier requiert-il ?

On dit souvent que les journalistes débutants mangent de la vache enragée.
Il y a aussi beaucoup de candidats pour peu d’élus. Tout cela est vrai.
Par conséquent, c’est avant tout l’envie, la détermination de faire ce métier qui sont primordiales pour devenir journaliste.
L’envie, mais également une curiosité naturelle, une facilité et une envie d’écriture, un intérêt pour l’évolution du monde, de la société, sans oublier une aisance dans les contacts et une capacité naturelle à développer et à entretenir un réseau.
Enfin, une résistance au stress par rapport à la concurrence et aux heures de bouclage, en particulier lorsqu’il faut couvrir des événements « chauds », est un atout.

Quels sont les satisfactions que ton travail te donne ?

Une grande liberté, un prestige certain, des rencontres et des échanges intéressants et puis bien sûr la possibilité de jouer un rôle d’influence dans la société. N’oublions pas que la presse, les médias en général sont considérés comme le quatrième pouvoir. Cela reste vrai.

Quelles sont les principales mutations que tu as connues dans ton métier ?

Le passage du papier au Web First a été un énorme bouleversement. Aujourd’hui, le support numérique répond mieux que le papier à une demande d’information si pas instantanée, la plus rapide possible.
La pratique de notre métier a changé : Nous devons travailler beaucoup plus vite qu’auparavant, publier l’information le plus rapidement possible sur la toile, avec un titre le plus accrocheur possible. Et tant mieux si ça fait le buzz !

Comment vois-tu le rôle du journaliste ?

Nous avons accès à une information pléthorique. Dans ce contexte de surabondance des sources et des informations, je pense que le journaliste a un rôle essentiel, rôle qui se décline en trois volets : vérifier les sources, lancer des alertes et relayer des messages. Les « lecteurs » sont de plus en plus demandeurs de papiers d’analyses.

As-tu des conseils à donner aux jeunes qui veulent se lancer dans la carrière de journaliste ?

Le journalisme est un métier valorisant s’il répond à une envie personnelle ; autrement dit, s’il correspond à une vocation, à un intérêt pour la vie des autres. Je mesure chaque jour la chance et le luxe que j’ai de faire un métier que j’aime.


Interview réalisée par Henry d’Anethan

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