A 24 ans, Maximilien Drion du Chapois parcourt les montagnes partout dans le monde, par ses propres moyens, en peaux de phoques, sans recours aux remontées mécaniques.

Peux-tu nous expliquer ton parcours ?

Mon père et un de ses amis guide m’ont initié au ski-alpinisme lorsque j’ai déménagé avec mes parents et ma sœur en Suisse, à Vercorin, un village de 600 habitants niché à 1300m d’altitude. J’avais 11 ans et, pour moi, la Suisse était synonyme de vacances toute l’année surtout que je me suis facilement intégré grâce au sport.
En 2008, j’ai remporté ma première course de trail qui est l’équivalent du ski-alpinisme sans neige et, depuis, le virus de cette discipline ne m’a plus quitté.

En 2013, j’ai été contacté par la Belgique pour faire partie de l’équipe nationale et c’est sous ses couleurs que j’espère participer aux Jeux Olympiques d’Italie de 2026 lorsque le ski-alpinisme aura été ajouté à la liste des sports reconnus par le CIO.

Depuis décembre 2020, je cours parmi les élites. L’hiver dernier, j’ai réalisé une saison incroyable. Course après course, je me suis amélioré pour obtenir ma première victoire en coupe du monde, me hissant ainsi parmi les 10 meilleurs du monde. J’en suis très fier.

Aujourd’hui, je combine le sport de haut niveau avec ma dernière année de master en économie à l’université de Lausanne.

Qu’est-ce que le ski-alpinisme ?

Le ski-alpinisme, c’est le nom donné au ski de randonnée lorsqu’il est pratiqué en compétition.

Il se décompose en plusieurs disciplines avec des compétitions sur des parcours différents, des distances plus ou moins longues ou des durées particulières. Cela va d’un sprint de 3 min à un parcours de 6 heures.

Quels sont tes objectifs ?

Je souhaite être le plus polyvalent possible sur les différentes disciplines. Je travaille systématiquement, entre 10 et 25h par semaine, tous les aspects de chacune pour être le meilleur. Mon ambition, à court terme, ce sont les Championnats d’Europe et la Coupe du Monde, et à plus long terme, les Jeux Olympiques.

Pour atteindre mon objectif, je me suis entouré d’une équipe professionnelle qui m’aide et me permets de me concentrer sur mes performances.

Après mes études en juin prochain, j’envisage de me consacrer entièrement à ma passion.

Qu’en pense ta famille ?

Mon entourage m’encourage et me soutient à fond depuis le début. C’est essentiel pour un sportif de haut niveau surtout parce que la recherche de performance ne suit pas toujours une courbe constante. Elle fluctue et, parfois, comme en montagne, on fait un pas en arrière et les doutes peuvent apparaitre. C’est à ce moment que la famille est un pilier essentiel sur lequel il faut pouvoir s’appuyer.

Ma famille est présente et, malgré le Covid, essaie de me suivre dans toutes les compétitions. Ils sont formidables.

Qu’en retires-tu à titre personnel ?

Ma philosophie de vie est guidée par ma passion pour la montagne et les grands espaces. Elle inclut le partage car je suis heureux d’inspirer mes contemporains à prendre plus de temps en montagne, en contact avec la nature, pour se ressourcer.

Mais, la montagne n’est pas que beauté, elle est aussi impitoyable. Ma philosophie inclut aussi le respect pour le monde qui m’entoure et pour les autres athlètes passionnés par sa magnificence.

Le fait que tu sois noble, le vis-tu comme un atout, une charge, un non-sujet, ... et pourquoi ?

Le fait d’être noble, je l’utilise éventuellement comme une anecdote, mais plus généralement, ce n’est pas un sujet que j’aborde, cela reste de l’ordre du privé. Je suis fier de mes origines et j’aime beaucoup ma famille et mes cousins en Belgique, mais ça n’a pas plus de place dans ma vie.

Quel message souhaites-tu faire passer à nos membres, particulièrement les plus jeunes ?

A l’instar des vœux que j’ai publié sur Facebook, je leur souhaite de trouver leur propre passion et de s’investir dans celle-ci afin de s’épanouir et d’avoir un sentiment d’accomplissement.

Et nous, comment pouvons-nous te soutenir ?

Je participerai à des compétitions entre les 3 et 5 février pour la Coupe du Monde en Italie à Albosaggia, et du 9 au 13 février en Espagne à Boì Taüll pour le Championnat d’Europe. Ce sont d’importants objectifs cet hiver.

J’ai le support de ma famille et de mon équipe qui sont très importants pour moi. Mais évidemment, être encouragé et soutenu par un public sur place et via les médias sociaux, c’est très porteur aussi. C’est d’autant plus important que c’est de plus en plus valorisé par les marques et les sponsors qui s’intéressent particulièrement aux sportifs qui sont le plus présents et suivis sur les réseaux sociaux.

Pour ceux qui veulent me suivre et me soutenir, ils peuvent me rejoindre sur :
Facebook ou
Instagram
J’en serais vraiment ravi !

Plus d’infos sur mon site web


Nous remercions beaucoup Catherine de Dorlodot pour la réalisation de l’interview et la rédaction de cet article.

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