Le 21 février 2022, le FORUM AUX ENTREPRENEURS organise une soirée (webinar) consacrée à Pulse Foundation et à son nouveau programme deuxième chance « Revival », programme destiné à accompagner les entrepreneurs qui ont fait faillite.

C’était l’occasion, en avant-première, de rencontrer son nouveau président, le comte Tanguy du Monceau de Bergendal.

Tu es agronome avec des compétences en business. Peux-tu nous décrire ton parcours ?

Eduqué outre-manche, j’ai étudié l’agronomie, à mon retour en Belgique j’ai opté pour un master en finances à la Vlerick School.

Après un passage chez ING (Investment banking), ma fibre pour le développement durable a pris le dessus et j’ai créé en 2006 CO2logic, le leader Belge dans le conseil RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) qui aide les entreprises à réduire leur impact climatique. En 2015, je me suis retiré de la direction opérationnelle pour devenir agronome à plein temps et reprendre deux exploitations agricoles, à savoir le Domaine de Bruant, vente directe de colis de viande écoresponsable de la ferme et CANBE, culture et production d’huile de chanvre CBD en Belgique.

Nous voici arrivés en 2019, année de ton élection comme président chez Pulse. Quelle est l’origine et la raison d’être de Pulse ?

Fondée par des entrepreneurs pour des entrepreneurs, Pulse, fondation d’utilité publique, seule fondation belge qui se consacre exclusivement à l’entrepreneuriat, va fêter son dixième anniversaire en 2022. A l’origine, il y a la volonté de familles d’entrepreneurs, qui se sentent responsables de leur pays et qui sont unis dans un même idéal philanthropique, de contribuer à la prospérité collective et sociale en stimulant l’esprit d’entreprise et l’innovation. Un étude McKinsey montrait en 2012 que la proportion d’entrepreneurs en Belgique figurait parmi les plus faibles d’Europe, constatation corroborée en 2020 par une étude de la Solvay Business School.

Tu me disais que Pulse joue un rôle fédérateur. Qu’entends-tu par-là ?

Pulse a pour mission de fédérer et de soutenir des associations actives, au nord comme au sud du Pays. Nous agissons de l’ouverture à l’esprit d’entreprendre, aux problématiques d’accès, en passant par la seconde chance ou l’internationalisation.

Ce rôle de catalyseur, nous l’endossons au travers de trois axes d’actions : le soutien financier et méthodologique (au travers de coaching, d’accompagnement stratégique, etc.) des associations-partenaires que nous sélectionnons pour leur rôle et leur impact auprès des entrepreneurs qu’ils accompagnent ; la création de programme lorsque nous voyons un “trou dans la raquette” dans les offres proposées aux entrepreneurs ; enfin, un rôle de plaidoyer auprès des institutions publiques et de nos dirigeants.

Ce rôle de catalyseur se traduit par l’accompagnement des entrepreneurs et la mise à disposition d’outils, jamais d’apport de capital. Pulse dispose d’un budget annuel de 1.2 million pour accompagner ses projets en portefeuille de différentes manières. Soutien méthodologique, participation à des organes de gestion, mise à disposition de réseaux professionnels, création de synergies, ….

Aujourd’hui, plus d’une dizaine d’associations ont reçu le soutien de la Fondation Pulse. Parmi elles, se retrouvent notamment YouthStart, Vlajo, SO Kwadraat ou Réseau Entreprendre/Netwerk Ondernemen.

A côté de ces programmes de soutien, Pulse a également lancé deux programmes en interne à savoir "BEyond" en 2018 qui s’adresse aux Scale-ups et "Revival" en 2020. Quelles sont les spécificités de ces programmes ?

Ces programmes s’inscrivent dans la volonté de Pulse d’intervenir à tout moment du cycle de vie d’un entrepreneur.
BEyond a pour objectif d’accompagner et d’accélérer la croissance et l’internationalisation de nos entrepreneurs les plus ambitieux (Scale-ups). Depuis son lancement, une trentaine d’entreprises ont été accompagnées.

Revival, qui fera l’objet du Forum aux Entrepreneurs du 21 février, a pour objectif d’accompagner sur le plan psychologique, les entrepreneurs ayant fait faillite suite à la crise du COVID-19 et de les aider à rebondir. Depuis le début du programme il y a un an, près de 20 entrepreneurs ont déjà bénéficié d’un accompagnement et quatre ont retrouvé une voie professionnelle (soit cinq fois plus rapidement que si l’entrepreneur est tout seul dans son cheminement).

Quelles sont les freins à la création d’entreprises ?

Le candidat entrepreneur qui veut se lancer fait face à de fortes contraintes psychologiques. Changer de statut de salarié à indépendant est une décision compliquée à prendre. C’est une situation dans laquelle on est très seul. La peur de l’échec et du regard des autres peut avoir un effet dissuasif, contrairement aux Etats-Unis où un échec est vu au contraire comme un gage crédibilité et d’expérience. Il est impératif de redéfinir la notion même d’échec entrepreneurial. Pulse veut y contribuer.

Car l’entrepreneuriat a des avantages considérables pour la prospérité nationale. Il touche à tous les pans de la société : il crée de la valeur, de l’innovation. Il soutient notre système de santé, d’éducation ainsi que nos systèmes sociaux.

Inscrivez-vous au prochain Forum aux Entrepreneurs en envoyant un mail à : info@anrb-vakb.be


Nous remercions beaucoup le baron Henry d’Anethan pour la réalisation de l’interview et la rédaction de cet article.

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