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ANRB - VAKB

À la une

23/04/2026

Théâtre au féminin : quand la passion devient une structure professionnelle.

Je suis Cécile de Palaminy. Après une licence de lettres modernes et l’ESCP, je me dirige vers le conseil et l’audit, et le théâtre me rattrape : je suis les Cours Florent à Paris, et le Cours Périmony qui me donne le goût de la mise en scène. Après quelques années 100% famille, j’ai depuis 2022 mis en scène plusieurs troupes, pour des comédies, des sketchs…En 2024 et 2025, avec Valentine de le Court, Framboise Boël et Hélène d’Udekem, nous avons écrit « les Culpabilités ordinaires » que nous avons joué à Bruxelles et à Paris avec Maud Burrus.Philippe de Potesta: Et en 2026, vous fondez alors votre propre compagnie ?Oui ! Avec Valentine de le Court, nous voulions être en mesure de demander des subsides, de recruter des comédiens professionnels, de nous déployer dans le temps. La Compagnie le 17-19 chapeaute notre prochaine pièce et structurera la suite de nos projets. Le nom est un clin d’œil à cette heure du jour où les comédiens s’échauffent, où la tension vers la représentation monte peu à peu. C’est aussi une évocation du salon de Valentine, témoin d’un nombre incalculable de répétitions, réunions, essayages, shootings et autres corrections d’épreuves.Philippe de Potesta : Parlez-nous un peu plus de la pièce qui s’annonce.Cécile de Palaminy: Valentine de le Court et moi, nous avons découvert en 2024 à Avignon, fourmilière du théâtre, cette formidable adaptation du roman Bel-Ami de Maupassant. Nous en avons obtenu les droits et nous sommes très heureuses de jouer ce spectacle en novembre prochain. L’intrigue (certains se la rappellent) suit Georges Duroy, un provincial arriviste sans le sou, qui à force de séductions et de manigances, va accéder à une position sociale et au pouvoir. Au fil de ses manipulations, nous plongeons dans le monde parisien de 1885, dans les coulisses du journalisme, dans les alcôves des couples. Menée tambour battant, pleine de clins d’œil, la pièce brocarde l’hypocrisie et l’absence de scrupules, tout en offrant une galerie de portraits très bien croqués. La place de la femme a évolué depuis le XIXème siècle, mais les quatre héroïnes ont beaucoup de choses à nous apprendre !Philippe de Potesta : Comment voyez-vous le rôle du metteur en scène ?La mise en scène, c’est convertir une vision, la passion pour un texte, en un spectacle vivant. Chaque metteur en scène façonne cette illusion en fonction de son parti pris, de son engagement à affirmer, à interroger ce qui va se dérouler sous les yeux des spectateurs. Il y a autant de mises en scène que de manières de raconter une histoire. J’aime emmener le spectateur quelque part, puis le surprendre. Dans une comédie par exemple, on peut choisir de mettre en valeur l’authenticité, le côté humain derrière la façade de drôlerie. On peut choisir d’écorcher la société des apparences, qui fait que les personnages s’empêtrent dans leurs mensonges et que les quiproquos se succèdent. On peut aussi laisser beaucoup de place à l’incommunication, au silence, à l’absurde. Au théâtre, on comprend des choses sans qu’on vous les explique, et c’est cela, l’expérience du spectateur. La matière première, ce sont les comédiens. « L’argile humain », le travail avec eux, est au cœur de chacun de mes projets. Marc’O, réalisateur génial des années 70, disait même que les acteurs sont les véritables auteurs d’une pièce. Accompagner chacun d’entre eux, s’ouvrir à sa singularité, lui donner confiance, le pousser au-delà de ses capacités, créer une cohésion de troupe, voilà ce qui est passionnant.Philippe de Potesta : Et la gestion complète d’une pièce de théâtre, c’est bien plus, n’est-ce pas ?En effet, autour de cette direction, il y a la gestion journalière et administrative : organiser l’emploi du temps, contacter les théâtres pour vendre le spectacle, construire et stocker le décor, se faire connaître des spectateurs… Ce travail de gestion est indispensable : sans une énergie à déplacer des montagnes, la pièce restera un rêve sur papier ! La communication en est le principal pilier : élaborer un dossier, avoir des photos du spectacle, savoir le décrire, voilà qui est aussi important que de bien travailler en répétition.Il faut savoir tout faire, du réglage des lumières à la création d’un site internet, du maquillage au coaching des comédiens – un biscuit et une main rassurante sont souvent de très bons remèdes contre le trac. C’est une aventure magnifique !Philippe de Potesta : Et pour vous, Valentine de le Court, qui êtes bien connue comme romancière, quelles sont les principales différences entre écrire un roman ou une pièce de théâtre ?Valentine de le Court : Ce qui change le plus entre les deux écritures, c’est sans doute la manière de raconter l’histoire et de faire vivre les personnages. Dans un roman, on peut plonger dans les pensées des personnages, décrire les paysages et les ambiances, jouer avec le rythme des phrases et laisser l’imagination du lecteur combler certaines zones. L’écriture y est plus intime, plus intérieure.En revanche, une pièce de théâtre se déploie dans l’immédiateté : dialogues, monologues, gestes, silences. Tout passe par ce qui se dit ou se fait sur scène, quelques lumières, quelques accessoires, et c’est tout. Cela oblige à choisir au scalpel chaque mot et chaque geste. Tout doit être essentiel. "Enlever le gras, ne garder que le muscle". La force de la pièce naît de la dynamique collective, du rythme scénique et du texte qui se construit comme une partition destinée aux acteurs et au metteur en scène.Dans notre cas, écrire des pièces en groupe (avec notre amie Françoise Boël) consiste en un va-et-vient constant entre nos textes et des confrontations d’idées et de styles. Chaque échange est stimulant, chaque désaccord fertile et le projet s’enrichit à mesure qu’il prend forme. À l’inverse, l’écriture d’un roman reste pour moi un voyage solitaire, un chemin où le retour n’arrive qu’une fois le manuscrit achevé.En une phrase, écrire un roman, c’est explorer l’univers intérieur et le détail, tandis qu’écrire une pièce, c’est composer une expérience partagée, visible et auditive, qui prend vie uniquement dans l’instant de la représentation.Philippe de Potesta : Merci beaucoup Cécile et Valentine pour cet échange si instructif. Nous avons hâte d’assister à votre prochaine pièce de théâtre !Philippe de Potesta

Actualités

23/04/2026

Théâtre au féminin : quand la passion devient une structure professionnelle.

Je suis Cécile de Palaminy. Après une licence de lettres modernes et l’ESCP, je me dirige vers le conseil et l’audit, et le théâtre me rattrape : je suis les Cours Florent à Paris, et le Cours Périmony qui me donne le goût de la mise en scène. Après quelques années 100% famille, j’ai depuis 2022 mis en scène plusieurs troupes, pour des comédies, des sketchs…En 2024 et 2025, avec Valentine de le Court, Framboise Boël et Hélène d’Udekem, nous avons écrit « les Culpabilités ordinaires » que nous avons joué à Bruxelles et à Paris avec Maud Burrus.Philippe de Potesta: Et en 2026, vous fondez alors votre propre compagnie ?Oui ! Avec Valentine de le Court, nous voulions être en mesure de demander des subsides, de recruter des comédiens professionnels, de nous déployer dans le temps. La Compagnie le 17-19 chapeaute notre prochaine pièce et structurera la suite de nos projets. Le nom est un clin d’œil à cette heure du jour où les comédiens s’échauffent, où la tension vers la représentation monte peu à peu. C’est aussi une évocation du salon de Valentine, témoin d’un nombre incalculable de répétitions, réunions, essayages, shootings et autres corrections d’épreuves.Philippe de Potesta : Parlez-nous un peu plus de la pièce qui s’annonce.Cécile de Palaminy: Valentine de le Court et moi, nous avons découvert en 2024 à Avignon, fourmilière du théâtre, cette formidable adaptation du roman Bel-Ami de Maupassant. Nous en avons obtenu les droits et nous sommes très heureuses de jouer ce spectacle en novembre prochain. L’intrigue (certains se la rappellent) suit Georges Duroy, un provincial arriviste sans le sou, qui à force de séductions et de manigances, va accéder à une position sociale et au pouvoir. Au fil de ses manipulations, nous plongeons dans le monde parisien de 1885, dans les coulisses du journalisme, dans les alcôves des couples. Menée tambour battant, pleine de clins d’œil, la pièce brocarde l’hypocrisie et l’absence de scrupules, tout en offrant une galerie de portraits très bien croqués. La place de la femme a évolué depuis le XIXème siècle, mais les quatre héroïnes ont beaucoup de choses à nous apprendre !Philippe de Potesta : Comment voyez-vous le rôle du metteur en scène ?La mise en scène, c’est convertir une vision, la passion pour un texte, en un spectacle vivant. Chaque metteur en scène façonne cette illusion en fonction de son parti pris, de son engagement à affirmer, à interroger ce qui va se dérouler sous les yeux des spectateurs. Il y a autant de mises en scène que de manières de raconter une histoire. J’aime emmener le spectateur quelque part, puis le surprendre. Dans une comédie par exemple, on peut choisir de mettre en valeur l’authenticité, le côté humain derrière la façade de drôlerie. On peut choisir d’écorcher la société des apparences, qui fait que les personnages s’empêtrent dans leurs mensonges et que les quiproquos se succèdent. On peut aussi laisser beaucoup de place à l’incommunication, au silence, à l’absurde. Au théâtre, on comprend des choses sans qu’on vous les explique, et c’est cela, l’expérience du spectateur. La matière première, ce sont les comédiens. « L’argile humain », le travail avec eux, est au cœur de chacun de mes projets. Marc’O, réalisateur génial des années 70, disait même que les acteurs sont les véritables auteurs d’une pièce. Accompagner chacun d’entre eux, s’ouvrir à sa singularité, lui donner confiance, le pousser au-delà de ses capacités, créer une cohésion de troupe, voilà ce qui est passionnant.Philippe de Potesta : Et la gestion complète d’une pièce de théâtre, c’est bien plus, n’est-ce pas ?En effet, autour de cette direction, il y a la gestion journalière et administrative : organiser l’emploi du temps, contacter les théâtres pour vendre le spectacle, construire et stocker le décor, se faire connaître des spectateurs… Ce travail de gestion est indispensable : sans une énergie à déplacer des montagnes, la pièce restera un rêve sur papier ! La communication en est le principal pilier : élaborer un dossier, avoir des photos du spectacle, savoir le décrire, voilà qui est aussi important que de bien travailler en répétition.Il faut savoir tout faire, du réglage des lumières à la création d’un site internet, du maquillage au coaching des comédiens – un biscuit et une main rassurante sont souvent de très bons remèdes contre le trac. C’est une aventure magnifique !Philippe de Potesta : Et pour vous, Valentine de le Court, qui êtes bien connue comme romancière, quelles sont les principales différences entre écrire un roman ou une pièce de théâtre ?Valentine de le Court : Ce qui change le plus entre les deux écritures, c’est sans doute la manière de raconter l’histoire et de faire vivre les personnages. Dans un roman, on peut plonger dans les pensées des personnages, décrire les paysages et les ambiances, jouer avec le rythme des phrases et laisser l’imagination du lecteur combler certaines zones. L’écriture y est plus intime, plus intérieure.En revanche, une pièce de théâtre se déploie dans l’immédiateté : dialogues, monologues, gestes, silences. Tout passe par ce qui se dit ou se fait sur scène, quelques lumières, quelques accessoires, et c’est tout. Cela oblige à choisir au scalpel chaque mot et chaque geste. Tout doit être essentiel. "Enlever le gras, ne garder que le muscle". La force de la pièce naît de la dynamique collective, du rythme scénique et du texte qui se construit comme une partition destinée aux acteurs et au metteur en scène.Dans notre cas, écrire des pièces en groupe (avec notre amie Françoise Boël) consiste en un va-et-vient constant entre nos textes et des confrontations d’idées et de styles. Chaque échange est stimulant, chaque désaccord fertile et le projet s’enrichit à mesure qu’il prend forme. À l’inverse, l’écriture d’un roman reste pour moi un voyage solitaire, un chemin où le retour n’arrive qu’une fois le manuscrit achevé.En une phrase, écrire un roman, c’est explorer l’univers intérieur et le détail, tandis qu’écrire une pièce, c’est composer une expérience partagée, visible et auditive, qui prend vie uniquement dans l’instant de la représentation.Philippe de Potesta : Merci beaucoup Cécile et Valentine pour cet échange si instructif. Nous avons hâte d’assister à votre prochaine pièce de théâtre !Philippe de Potesta

23/04/2026

La Province d'Anvers : de la marche frontière à la métropole mondiale

Entre l'Escaut et la Campine, la province d'Anvers porte en elle une histoire millénaire. Héritière du marquisat du Saint-Empire et du puissant duché de Brabant, ancienne plaque tournante du commerce européen, elle a traversé les siècles sous les couleurs successives des Habsbourg d'Espagne et d'Autriche, de la France révolutionnaire et du Royaume-Uni des Pays-Bas, avant de s'affirmer comme l'une des provinces fondatrices de la Belgique indépendante. Cette année, le Rallye des Parcs et Châteaux de l'ANRB y pose ses jalons, une invitation rare à redécouvrir certains des joyaux que recèle ce territoire du nord de notre royaume.Juché sur un léger promontoire dominant l'Escaut, le site d'Anvers acquiert dès le IXe siècle une vocation défensive face aux invasions normandes. Un castrum s'y élève, puis, au XIIe siècle, le château fort du Steen, dont la silhouette de grès blond reste visible sur les quais comme un témoin taciturne des siècles engloutis. Né à la fin du Xe siècle, le marquisat d'Anvers est une marche du Saint-Empire relevant de la Basse-Lotharingie. En 1106, Godefroid Ier de Louvain reçoit conjointement le duché de Basse-Lotharingie et le marquisat, nouant entre les deux entités une union personnelle qui préfigure des évolutions politiques plus larges. L'érection du comté de Louvain en duché de Brabant en 1183, puis la Diète de Schwäbisch Hall en 1190, scellent l'intégration du marquisat dans l'orbite brabançonne, dont Anvers devient la principale ouverture sur la mer.En 1430, l'extinction de la lignée ducale ouvre la voie à l'absorption bourguignonne sous Philippe le Bon, puis, par le mariage de Marie de Bourgogne avec Maximilien Ier de Habsbourg en 1477, à l'Empire. Sous Charles Quint et Philippe II, la cité connaît son apogée : première place financière et commerciale d'Europe, que Fernand Braudel qualifiera de premier centre mondial du commerce. Les troubles religieux brisent cet élan. La Furie espagnole du 4 novembre 1576 ravage la ville ; la reconquête d'Alexandre Farnèse en 1585, suivie du blocus hollandais de l'Escaut, transfère la prééminence commerciale à Amsterdam pour deux siècles.Par les traités de 1713-1714, les Pays-Bas méridionaux passent aux Habsbourg d'Autriche. Les réformes centralisatrices de Joseph II déclenchent la Révolution brabançonne de 1789 et l'éphémère indépendance des États Belgiques Unis, avant que la conquête française ne transforme le territoire en département des Deux-Nèthes, le 1er octobre 1795. Napoléon, qui voyait en Anvers « un pistolet braqué sur le cœur de l'Angleterre », y développe le port avec une ambition nouvelle. Le Congrès de Vienne crée en 1815 le Royaume-Uni des Pays-Bas ; la révolution belge de 1830 confère à la province ses frontières et son rôle actuels. La citadelle résiste jusqu'au 23 décembre 1832, lorsque le général néerlandais Chassé capitule devant le maréchal Gérard. La réouverture définitive de l'Escaut en 1863 restitue à Anvers sa vocation universelle. Province la plus peuplée du Royaume, elle demeure l'héritière d'une histoire où noblesse d'Empire, traditions brabançonnes et rayonnement marchand se conjuguent de manière singulière.Les grandes famillesLes grandes familles aristocratiques anversoises ont modelé durablement le paysage de la province, dans ses pierres comme dans ses institutions. Parmi elles, on compte des familles telles que les Baillet-Latour, Bergeyck, Borrekens, Caters, Cogels, della Faille, van der Gracht, Le Grelle, van Havre, Marnix de Sainte-Aldegonde, Merode, Moretus Plantin, Pret, Pret Roose de Calesberg, Ullens de Schooten, d'Ursel et van de Werve. Plusieurs d'entre elles se sont illustrées sous l'Ancien Régime au service des cours de Bruxelles et de Vienne et ont laissé des empreintes architecturales et politiques considérables. Elles ont contribué au rayonnement culturel et économique de la région, entretenant châteaux, domaines et fondations charitables selon une conception du service public ancrée dans la plus ancienne tradition nobiliaire. Aujourd'hui encore, bon nombre de ces familles résident dans leurs demeures ancestrales et veillent avec soin à la préservation de ces témoins irremplaçables.Le patrimoine castralLes châteaux de Bornem, Cleydael, Den Brandt, Rameyen, 's-Gravenwezel, Sterckshof, Vorselaar ou Westerloo illustrent d'emblée la remarquable diversité d'un patrimoine qui oscille entre forteresse médiévale et demeure d’agrément.Le château d'Hingene, ancienne résidence d'été des ducs d’Ursel, se distingue par l'équilibre de son architecture classique et l'ampleur majestueuse de son parc. À Reet, le Laarhof, sobre et raffiné, témoigne de l'art de vivre du XVIIIe siècle, tandis que le Groenhof s’inscrit, par ses façades de briques et de pierre blanche, dans la grande tradition de la Renaissance flamande. Le château de Boechout, avec sa tour médiévale et ses douves, et le château de Calesberg, ancienne place forte muée en résidence de prestige, complètent ce panorama dans les environs immédiats d'Anvers.Aux confins de la Campine, le domaine Hemelrijk déploie ses allées boisées dans un cadre de grande sérénité. À Ranst, le château Doggenhout séduit par sa silhouette classique ; à Zandhoven, le Bautersemhof retrace l'évolution d'une motte médiévale vers un manoir raffiné. Plus au nord, le château Heizuyzen trône au cœur d’un parc hors du temps à Oostmalle, tandis que le château d'Arendonk illustre la transition entre forteresse et résidence de plaisance. Quant au domaine Oude Gracht, à Kapellen, ses arbres centenaires évoquent encore le relais seigneurial où se croisaient autrefois la vie rurale et celle de la haute société.Rallye des Parcs et ChâteauxLe comité d'Anvers de l'ANRB vous convie à découvrir certaines de ces propriétés de la province d'Anvers, le 31 mai 2026 de 10h à 18h, parmi lesquelles des châteaux, des parcs et la distillerie Elixir d'Anvers, témoignage vivant du savoir-faire artisanal local. Une invitation à plonger au cœur d'un territoire où plusieurs siècles d'histoire continuent, avec une souveraine discrétion, de rayonner.Nous remercions le comte Pierre-Alexandre de Lannoy pour la rédaction de cet article.

26/03/2026

Comtesse Alexandre d’Ursel : préparer demain, dès aujourd’hui

Il arrive un moment dans la vie où l’on doit apprendre à marcher seul, même lorsque le monde semble soudain trop vaste pour nos pas.Nombreuses sont les personnes désireuses d’aider ceux dont les pas sont hésitants ou fragiles. C’est dans cet esprit qu’est née la Fondation Portray, qui fête cette année ses 20 ans.Nous avons rencontré la comtesse Alexandre d’Ursel, l’une de ses chevilles ouvrières.Q. Comment et pourquoi est née la Fondation Portray ?La Fondation Portray est née de l’initiative de plusieurs familles, dont celle de la baronne Renée Portray, confrontées au handicap d’un proche. Toutes partageaient la même inquiétude : que se passera-t-il lorsque nous ne serons plus là pour veiller sur lui ?Cette question, que se posent tant de parents, a été le point de départ. Pour y répondre, ces familles ont décidé d’agir et de créer des structures capables d’accompagner d’autres familles vivant la même réalité. La Fondation Portray est ainsi née d’une volonté très concrète : aider les familles à préparer l’avenir de leurs proches en situation de handicap.Q. Quelles sont les activités développées par la Fondation ?La Fondation agit autour de deux axes principaux.Le premier est la prévoyance : nous informons et conseillons les familles qui cherchent des solutions pour l’avenir de leur proche. Beaucoup de parents se sentent seuls face à ces questions. Notre rôle est de les écouter, de les guider et de leur présenter les différentes possibilités.Le second est la solidarité. Grâce à différents fonds, nous finançons des projets concrets. Le Fonds Étincelle, par exemple, soutient des personnes en situation de handicap qui rencontrent des difficultés financières. D’autres fonds sont dédiés à des réalités spécifiques, comme l’autisme ou le vieillissement. Cela nous permet d’apporter une aide ciblée, adaptée aux besoins.Q. Comment préparer au mieux le moment où les parents ne seront plus là ?La perte des parents est toujours une épreuve. Pour une personne en situation de handicap, elle peut être encore plus déstabilisante, car les parents représentent souvent le principal repère. Ce sont eux qui, depuis toujours, ont protégé, accompagné et rassuré.Paradoxalement, nous constatons souvent que ce sont les parents qui sont les plus inquiets. Les personnes fragilisées possèdent pourtant une grande force et une capacité à vivre dans le moment présent que nous avons parfois plus de mal à cultiver.C’est pourquoi nous insistons beaucoup sur l’importance d’anticiper. Préparer l’avenir ne signifie pas renoncer au présent ; cela permet au contraire de sécuriser demain et d’envisager l’avenir avec plus de sérénité.Notre rôle est d’accompagner les familles dans cette réflexion, pas à pas. Lorsque ces questions sont abordées à l’avance, dans le dialogue et la confiance, avec les parents, la fratrie et la personne concernée - cela apporte souvent un réel apaisement pour tous.Q. Pourquoi la stabilité est-elle si importante pour les personnes en situation de handicap ?Comme chacun d’entre nous, elles ont besoin de repères pour se sentir en sécurité. Mais pour elles, cette stabilité est souvent encore plus essentielle. Anticiper les changements et préparer les solutions à l’avance permet de préserver cet équilibre et d’éviter des ruptures trop brutales.Q. Comment fonctionnent les habitats inclusifs solidaires ?Les habitats inclusifs solidaires sont de grandes maisons divisées en logements indépendants — studios ou petits appartements — afin de préserver l’autonomie de chacun.Les habitants disposent de leur espace privé tout en partageant des espaces communs pour les moments de convivialité. Aujourd’hui, la Fondation gère huit habitats inclusifs solidaires, accueillant chacun entre quatre et neuf habitants. Un nouvel habitat a ouvert à Watermael-Boitsfort, un autre ouvrira cet été à La Louvière, et deux projets sont déjà prévus à Marche-en-Famenne et Woluwe-Saint-Lambert pour 2027.Ce sont des projets porteurs d’espoir pour de nombreuses familles, et pour lesquels la Fondation est encore à la recherche de financements.Puissent les parents qui vivent ces questions d’incertitude trouver, grâce à la Fondation Portray, un terrain stable et sécurisant où leurs enfants pourront avancer avec confiance et sérénité.Fondation Portray pour l’après-parentInfos : 02 534 00 38 – fondation@fondation-portray.beNous remercions la comtesse Emmanuel de Ribaucourt pour cette interview.

26/03/2026

Toronto, terre d’opportunités pour un jeune professionnel

Je m’appelle Arnould de Potesta de Tornaco, j’ai 29 ans et je travaille aujourd’hui comme Manager de l’équipe recrutement chez Bain & Company à Toronto. Mon parcours au Canada a commencé en juin 2024, lorsque j’ai décidé de quitter Bruxelles pour tenter l’aventure nord-américaine. C’était mon rêve depuis que je suis enfant d’aller vivre en Amérique et jusqu’à présent je suis très satisfait de ce déménagement.La vie à TorontoToronto m’a sincèrement surpris. Avant d’y déménager, je connaissais peu la ville. Pourtant, il s’agit de la troisième plus grande ville d’Amérique du Nord, après New York et Los Angeles. La première chose qui frappe est le niveau de vie. Je bénéficie ici d’un confort et d’une sécurité nettement supérieurs. La ville est propre et organisée. Le sentiment de sécurité est réel, y compris en centre-ville. J’habite dans le centre, dans une tour avec services — salle de sport, terrasse, espaces communs, barbecue, etc. Ce type d’immeuble est très courant ici et participe à une qualité de vie urbaine moderne et pratique.Toronto est aussi une capitale culinaire. Avec plus de 8 000 restaurants, on peut littéralement faire le tour du monde sans quitter la ville. Les soins de santé sont excellents et pris en charge par le système public. Il n’y a pas de paiement à effectuer chez le médecin. Les hôpitaux de Toronto figurent parmi les mieux classés au monde, notamment l’hôpital pour enfants, reconnu internationalement comme le meilleur du monde.Le climat offre de vraies saisons. L’été est chaud et ensoleillé pendant plusieurs semaines. On profite alors du lac Ontario (grand comme la Belgique), des plages et des Toronto Islands — un archipel sans voiture situé face au centre-ville à 15 min en bateau, idéal pour le vélo, le tennis et les activités en plein air. L’automne est spectaculaire avec ses couleurs jusqu’à fin octobre. L’hiver est froid et sec, comparable à un climat de montagne. Il faut s’adapter : bon manteau, bonnes chaussures, et humidificateur à la maison pour compenser l’air sec.Les infrastructures publiques sont remarquables : parcs entretenus, piscines extérieures, terrains de sport, golfs municipaux, installations accessibles à tous et gratuitement. Pour affronter l’hiver, un réseau souterrain de 30 kilomètres permet de circuler en centre-ville à l’abri du froid, avec restaurants, commerces, cabinets médicaux et services variés.Enfin, la diversité est l’une des plus grandes forces de Toronto. Une large partie de la population est immigrée ou leurs parents l’étaient. Cela crée une énergie particulière : les gens sont venus ici pour avoir une vie meilleure. La protection sociale étant limitée, il n’y a pas de place pour des profiteurs. La culture dominante valorise l’effort, la responsabilité individuelle et l’ambition. Cette mentalité crée une société dynamique, entreprenante et tournée vers l’avenir. La ville est en croissance permanente : nouveaux immeubles, chantiers, arrivée massive de résidents chaque année. Cette expansion constante contraste avec la mentalité à laquelle j’ai été habitué en Belgique, qui est plus stagnante ou nostalgique.Les opportunités professionnellesJe suis arrivé grâce à un PVT, un visa d’un an qui offre un permis de travail ouvert. Concrètement, cela signifie que l’on peut travailler pour n’importe quel employeur sans avoir besoin de parrainage. Sur le plan professionnel, il est courant de commencer par un poste qui n’est pas idéal afin d’obtenir une première expérience canadienne. Cette étape est importante, car le marché valorise fortement l’expérience locale. Une fois cette crédibilité acquise, les opportunités se multiplient. À noter également que le fait de parler français est un réel atout pour trouver du travail en Ontario et également avoir sa résidence permanente. Le système professionnel est globalement plus méritocratique qu’en Belgique. La performance est rapidement reconnue et récompensée. Les promotions et augmentations peuvent intervenir plus vite, à condition de délivrer des résultats. Le revers de la médaille est qu’il faut performer, et l’on est plus vite sur la sellette si on ne délivre pas les résultats attendus. Le travail prend donc une part plus importante dans votre vie, et il est plus difficile de déconnecter, même en vacances.Les salaires d’entrée ne sont pas toujours nettement supérieurs à ceux de la Belgique, et le coût de la vie — notamment le logement — peut être bien plus élevé. Un jeune diplômé peut parfois avoir un pouvoir d’achat inférieur à un Belge. Cependant, la trajectoire salariale à moyen et long terme est souvent plus rapide. Après quelques années, l’écart devient significatif et la qualité de vie s’améliore sensiblement pour les Canadiens.En résumé, Toronto combine sécurité, diversité, croissance économique et méritocratie. Pour un jeune professionnel, c’est un environnement idéal pour accélérer sa carrière mais également y vivre agréablement. Le PVT est une excellente porte d’entrée, mais la clé du succès réside dans l’anticipation administrative et la volonté de s’intégrer pleinement dans un système qui valorise l’effort.Propos recueillis par Philippe de Potesta

26/03/2026

Anne d’Ieteren – Le handisport transforme les êtres à part en êtres à part entière

Pouvez-vous décrire en quelques mots votre parcours ?Issue d’une famille d’entrepreneurs, j’ai appris très tôt à voir dans chaque difficulté une occasion de rebondir. Passionnée d’équitation, j’ai pratiqué la compétition dans toutes ses disciplines avant qu’un accident ne m’oriente vers le dressage.Ce tournant s’est révélé déterminant : j’ai eu la chance de remporter à plusieurs reprises le Championnat de Belgique, de participer avec succès aux Championnats d’Europe et du Monde, et d’être sélectionnée à deux reprises pour les Jeux olympiques. Malheureusement, ces sélections n’ont pas pu se concrétiser en raison de circonstances indépendantes de ma volonté, liées à des enjeux géopolitiques et linguistiques : en 1980, le boycott des jeux de Moscou par la fédération et, en 1984, le remplacement des cavaliers francophones par les cyclistes néerlandophones à Los Angeles.Ces expériences m’ont profondément marquée et ont nourri mon engagement : depuis lors, je veille à ce que de telles injustices ne pénalisent plus les athlètes.Après mon mariage avec un médecin réserviste para-commando, le Comité Olympique belge m’a proposé de rejoindre son conseil d’administration. D’abord hésitante, j’ai finalement accepté, portée par l’envie de défendre les sportifs. J’y ai été élue à l’unanimité et m’y suis investie durant de nombreuses années.Comment êtes-vous devenue présidente du Comité Paralympique ?En 1996, j’ai découvert les Jeux Paralympiques d’Atlanta, où l’équitation figurait pour la première fois au programme. Ce fut une révélation. De retour en Belgique, je me suis engagée avec mon club Quadrille à développer cette discipline : recherche de cavaliers, organisation de compétitions.Pour ceux que cela intéresse, comme sponsors, bénévoles ou participants, le prochain Concours International de Para Dressage aura lieu du 23 au 26 avril prochain : www.quadrille.bz.Aujourd’hui, la Belgique figure parmi les meilleures nations mondiales en para-dressage, ce dont je suis particulièrement fière.Animée par l’envie de rendre au sport ce qu’il m’a apporté, j’ai accepté en 2009 la présidence de la Ligue Handisport, puis celle du Belgian Paralympic Committee. Mon objectif a été de professionnaliser l’encadrement des athlètes, de structurer les équipes et de renforcer les partenariats.En quoi les Jeux de cette année ont-ils été différents ?Les Jeux de Paris 2024 ont été tout simplement exceptionnels : des sites emblématiques, une atmosphère unique, et surtout des performances remarquables de nos athlètes, avec 14 médailles remportées, dont sept en or ce qui a permis à la Belgique d’être classée 20e pays.Mais l’élan paralympique ne peut se limiter à un rendez-vous tous les quatre ans. C’est pourquoi nous développons aussi des projets pour les Jeux Paralympiques d’hiver. À Milan-Cortina, nos trois jeunes athlètes ont montré un potentiel prometteur, malgré des conditions exigeantes, leurs entraînements limités par rapport à ceux des nations de montagne et la météo défavorable cette année. L’avenir est en marche, avec de belles ambitions à l’horizon 2030.Qu’en retirez-vous personnellement ?Chaque parcours comporte des défis, mais aussi des ressources sur lesquelles s’appuyer. Le sport, et plus encore le handisport, enseigne la résilience, la persévérance et la capacité à transformer les épreuves en forces.Une autre grande leçon est celle du collectif : rien ne se construit seul. Avancer ensemble, soutenir les autres, c’est ce qui donne du sens à l’engagement.Quel message souhaitez-vous transmettre, notamment aux plus jeunes ?La vie vaut mieux que les ordinateurs et les tablettes. Le sport, comme la musique ou l’art, offre une seconde respiration, un espace pour se découvrir et se reconstruire.Restez curieux, ouverts, positifs. Apprenez à apprécier les petits moments, car tout peut basculer, mais il y a toujours des ressources et des personnes pour aider à se relever.Et n’oubliez jamais : aider les autres est une force. C’est ensemble que l’on avance le plus loin.À cet égard, Anne d’Ieteren nous invite tous à suivre nos fantastiques Handisportifs sur www.handisport.be et peut-être participer au Gala annuel à la D’Ieteren Gallery le 19 novembre prochain.Nous remercions Catherine de Dorlodot pour cette interview.

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VestiaireRéservé aux membres

Grande vente du Vestiaire de l'ANRB

La prochaine grande vente de printemps du vestiaire de l’ANRB aura lieu le jeudi 23 avril de 14h30 à 20h. Le Vestiaire de l’ANRB ouvre ses portes pour une grande Vente exceptionnelle. Nos bénévoles ont sélectionné des pépites - pièces "vintage" de caractère, intemporelles, de grandes marques, nombreux accessoires - donnés par des membres, pour les membres. C’est du win-win : vous trouvez la perle rare, vous aidez Solidaritas et vous donnez une seconde vie à de très belles pièces. Circuit court, récup' haut de gamme.

23/04/2026
ConférencesRéservé aux membres

Midi-Culturels : « Une époque mouvementée : place à la diplomatie ? » du Baron Johan Swinnen, ambassadeur honoraire.

Conférence : « Une époque mouvementée : place à la diplomatie ? » du Baron Johan Swinnen, ambassadeur honoraire.Conférence bilingue

24/04/2026
Visites et muséesRéservé aux membres

Art Brussels

Dans le cadre de notre partenariat, Delen Private Bank a le plaisir de vous inviter à découvrir Art Brussels, l’une des foires d’art contemporain les plus prestigieuses d’Europe, qui se tiendra du 23 au 26 avril 2026 au Brussels Expo.Fondée en 1968, Art Brussels rassemble chaque année plus de 160 galeries internationales et attire collectionneurs, amateurs d’art et professionnels du monde entier. Véritable rendez-vous incontournable de la scène artistique européenne, la foire reflète le dynamisme exceptionnel du marché de l’art en Belgique.À cette occasion, Delen Private Bank propose à l'anrb une visite guidée le vendredi 24 avril à 11 h 30 et nous accueillera ensuite sur son stand et dans son lounge privé. Vous pourrez y découvrir l’exposition “A Belgian Paradox: Pure Forms, Raw Matters”, qui met en dialogue l’abstraction belge d’après-guerre et des artistes contemporains, illustrant l’engagement durable de la banque envers l’art belge et le soutien aux nouvelles générations d’artistesEn plus de la visite guidée, cette invitation, vous permettra de visiter librement la foire le jour de votre visite.https://artbrussels.com

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Nos annonces

Vous souhaitez proposer quelque chose à la vente ? Vous cherchez la location ou la maison de vos rêves ? Vous avez besoin d’un service particulier ?

Découvrez les petites annonces de nos membres et insérez vous-mêmes vos annonces.

Service réservé aux membres en ordre de cotisation

Privatiser la maison

Vous cherchez un espace pour organiser un événement, à caractère privé ou professionnel ? Une réunion, un séminaire, une conférence, un anniversaire, … ?

Le grand hall

Le grand hall est au centre de toute l’action. Il est orné d’une belle cheminée Renaissance, de tapisseries d’Aubusson et de lustres Louis XV imitant ceux de la bibliothèque Mazarine. Un très bel escalier d’honneur permet de monter à l’étage. C’est dans ce lieu magique que les moments les plus marquants de l'association ont pris naissance, créant des moments inoubliables pour certains de nos membres.

Le salon des jeunes

Le salon des JNB est une salle polyvalente. Cet espace cosy et festif est mis à disposition pour vos fêtes ou vos moments « lounge ».

Les salles de réunion

En tant que membre, vous pouvez privatiser nos salles de réunion, et même l'ensemble du bâtiment pour des célébrations plus importantes. Caroline Siraut et son équipe vous aidera à transformer les moindres détails en une expérience vraiment inoubliable.

La salle à manger

Attenant au grand hall principal, la salle à manger est un bel espace de près de 70 m². Les lambris aux murs lui donnent un caractère unique. Une seconde porte très discrète permet l’accès au traiteur de pouvoir servir l’ensemble des invités sans gêner la circulation de vos convives.

Le salon chinois

Le salon Louis XV aux panneaux de style chinois est situé au rez-de-chaussée et donne sur la terrasse de la maison. Il est agrémenté d’un parquet incrusté d’acajou.

Le salon bibliothèque

Le salon bibliothèque, situé à gauche de l'entrée, est un espace intime et raffiné. La pièce est ornée de boiseries et d’étagères de livres, invitant à la détente ou à la conversation. Une seconde porte, discrète, permet de rejoindre le grand hall, renforçant la fluidité et la circulation au rez-de-chaussée.Le salon bibliothèque se prête parfaitement à des dîners en petit comité, où l'on peut partager un moment convivial dans une ambiance feutrée et accueillante.

Soutenir l'anrb

Découvrez comment soutenir en toute confiance ceux qui en ont vraiment besoin.

Vous pouvez réellement faire la différence en soutenant SOLIDARITAS.  

Votre don est précieux et nous vous en remercions.

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